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Les émotions cachées des plantes, Didier Van Cauwelaert, Plon.

Sri Lanka s’enorgueillit de la richesse de sa Biodiversité, avec particulièrement ses 3500 espèces de flore dont un quart est endémique. Cette diversité apparaît dans toute sa splendeur au Jardin Botanique de Peradeniya.

Vivant à Sri Lanka comment ne pas être sensible à une telle annonce : les plantes seraient dotées d’une vie affective…
Comment ne pas être intrigué par ces histoires de séduction ou de rejet, de drames qui habitent le monde végétal…
J’ai décidé, après avoir vu un entretien de l’auteur – sérieux mais non dépourvu d’humour – de me mettre en attitude de disponibilité dans l’approche de ce sujet qui, je l’avoue, m’échappait en grande partie jusque là.

Extraordinaire numéro de Science et Vie, daté de décembre 2017, où les plantes font la couverture sous le titre « Elles pensent » (…)
Il est juste dommage que le magazine omette de signaler que toutes ces « découvertes nouvelles » ont déjà été effectuées et publiées, depuis une trentaine d’années, par des chercheurs comme Jean-Marie Pelt ou Cleve Backster.

Jean-Marie PELT
Cleve BACKSTER

Dans ce livre que l’on dévore tel une plante carnivore, nous sont dévoilées les stratégies multiples mises en oeuvre par le végétaux pour leur survie.

Allons à la rencontre
– de l’arisaema, et sa séduction opportuniste
– ou du riz qui ne supporte pas l’insulte….

Le riz insulté dépérit…

Le naturopathe japonais Masaru Emoto (1943-2014), diplômé de l’université de Yokohama, docteur en médecine alternative, a montré à de nombreuses reprises que le fait d’injurier un bol de riz le faisait dépérir, tandis que lui exprimer de l’admiration, voire de l’attachement, assurait sa conservation durant plusieurs mois à température ambiante.

Arisaema séductrice et opportuniste…

À la différence des plantes qui semblent manifester le souci de contenter leur prestataire de services (des services rendus par la pollinisation), il en existe de bien plus opportunistes qui, une fois qu’elles ont attiré l’insecte pollinisateur et qu’il a accompli sa mission de fécondation, le retiennent pour s’en nourrir. C’est le cas de plusieurs espèces carnivores.

Arisaema (Walkidaran en sinhalais) , par exemple, une variété d’arum, s’emploie à séduire par sa bonne odeur de champignon frais des moucherons qui, tombés au fond d’une cavité en entonnoir, s’y accouplent au milieu du pollen des inflorescences mâles. Après quoi ils avisent un trou de sortie et s’en échappent. Puis ils remettent le couvert dans une autre fleur d’Arisaema, tout aussi accueillante.

Si c’est une femelle, le pollen dont ils sont porteurs la fécondera, mais ce sera dès lors, pour eux, la fin de l’histoire. Car l’efflorescence femelle ne comporte pas, elle, d’issue de secours. Il leur est impossible de s’enfuir par là où ils sont entrés, et la chambre nuptiale se transformera en garde-manger. La prime de fécondation, dans ce cas, est destinée à la plante elle-même.